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Jour J : Mon accouchement par césarienne

Ça y est, notre petite princesse est enfin arrivée! Voici l’histoire de sa venue au monde :

Tout d’abord, pour rappel, mon bébé était en siège décomplété lors de l’écho du 3e trimestre puis en siège complet lors de l’écho de contrôle prescrit par l’obstétricien.

Le vendredi 30 juin, rdv avec l’obstétricien avec l’écho de contrôle et le scanner pelvimétrie. Il s’avère que mon bassin était trop juste pour l’accouchement par voie basse -> Césarienne. La maternité devait me contacter dans la journée du lundi 3 juillet pour convenir d’une date pour la césarienne programmée. Mais le destin en a décidé autrement !

Dimanche 2 juillet 2017 :

6h10 : Je suis dans mon lit et tout à coup, je sens un liquide chaud. Je me lève et cours vers la salle de bain. Du liquide clair coule le long de mes jambes. Résultat : des flaques dans tout le couloir ! Bonjour la serpillère… Je réveille mon chéri pour qu’il charge la voiture, et je prends quand même le temps de passer rapidement sous la douche avant de partir pour la maternité.

7h15 : arrivée à la maternité. Je suis prise en charge immédiatement et placée en salle de pré-travail où l’on me pose le monitoring. Une sage-femme vérifie que j’ai bien perdu les eaux en effectuant un prélèvement et vérifie l’état de mon col qui est bien fermé. Une prise de sang puis je me retrouve habillée en blouse d’hôpital. Des contractions d’après le monitoring mais je ne les sens pas du tout.

11h : On m’emmène au bloc opératoire pour la césarienne. Je patiente 10 min le temps qu’ils préparent les outils pour l’intervention. Il fait froid… L’anesthésiste me demande de m’asseoir sur le bord de la table d’opération, de faire le dos rond et de baisser les épaules pour la rachianesthésie. J’appréhende beaucoup suite à la lecture de témoignages (moi qui ai horreur des aiguilles!), mais je n’ai absolument rien senti. Je ne savais même pas qu’elle m’avait piquée. Quand elle me demande de me rallonger, je dis : « Déjà? ». Ils placent un champ opératoire pour que l’on ne voit pas l’intervention. Une chaleur commence à se propager dans mon corps jusqu’aux jambes (effet de l’anesthésie). Je ne peux plus bouger mes jambes. Le chirurgien fait un test sur mon ventre et me demande si je sens quelque chose. Rien.

L’opération débute. Une sage-femme fait entrer mon chéri pour qu’il assiste à la naissance de notre bébé. Il a enfilé une blouse bleue et un masque. Il est assis près de moi et me tient la main pendant toute la durée de l’intervention. C’est une sensation très étrange car je ne sens aucune douleur mais je sens que l’on me touche, ça secoue un peu, la table sur laquelle je suis allongée bouge sous les mouvements du chirurgien et de son assistante. Je ne m’inquiète pas et discute tranquillement avec mon chéri. Quand le chirurgien nous informe d’une malformation de l’utérus, nous prenons peur, peur qu’il y ait des complications… Le chirurgien ne nous décrit pas ce qu’il se passe ou ce qu’il compte faire. On appréhende la suite…

11h22 : Notre princesse est enfin sortie ! La sage-femme passe de l’autre coté du champ opératoire et nous la présente. Elle n’a ni crié, ni pleuré, nous ne savions donc pas qu’elle était déjà sortie jusqu’à ce qu’on nous la montre. À ce moment-là, je réalise ce qui se passe et je pleure de joie, sans pouvoir m’arrêter. Ils l’enveloppent dans une couverture pour qu’elle n’ait pas froid et ils me la posent sur la poitrine pendant quelques minutes. Elle est couverte de vernix. Elle est calme et semble dormir. Je suis aux anges ! Puis, ils l’emmènent faire les premiers soins avec mon chéri. Il lui donne son premier biberon. Pendant ce temps, le chirurgien me recoud. Il me dit que mon utérus est « bicorne », une malformation de l’utérus qui concerne 3 femmes sur 100.

Cette malformation peut compromettre les chances de tomber enceinte. En effet, l’espace est différent et trop petit, ce qui peut poser problème à l’implantation de l’oeuf. Le taux de fausses couches est plus élevé. Le ralentissement de la croissance du foetus est également une des conséquences. Dernière conséquence : la présentation en siège. Le bébé ne se retourne pas car pas assez de place. Le chirurgien me dit qu’il est donc fort possible que les prochains bébés se présentent également en siège. Du moment que bébé va bien, cela ne me pose pas de problème. Même si cela veut dire probablement deuxième accouchement par césarienne.

12h10 : Les brancardiers m’emmènent en salle de réveil. Les infirmières vérifient tous les quarts d’heure les saignements, appuient sur mon utérus pour faire sortir les caillots de sang. Elles me demandent aussi d’essayer toutes les 10 minutes de bouger les jambes, de soulever mon bassin. Je prends des cachets pour que la douleur ne se réveille pas quand l’anesthésie ne fera plus effet.

15h : Après plusieurs tentatives, j’arrive à soulever mes jambes et mon bassin. Je suis donc transférée en suites de couches. Bien qu’ayant fait une demande de chambre individuelle, on me place en chambre double car la maternité est pleine à craquer. Heureusement, je suis pour le moment la seule patiente dans la chambre. Quelques minutes plus tard, mon chéri entre dans la chambre avec notre petite fille qui est entourée de la petite couverture rose toute douce que l’on avait prise dans le sac de la salle d’accouchement. Il la pose dans mes bras. Elle dort profondément… Je la contemple… Elle est magnifique ! J’ai l’impression d’être plongée dans un rêve éveillé ! Mon chéri me dit qu’il y a un problème avec le body que la sage-femme lui a mis et me demande d’y jeter un oeil. Je retire donc le dessus de la couverture pour voir ce qu’il en est et ce fut la surprise :

Je regarde mon chéri, sans pouvoir dire un mot… Il sort une petite boîte rouge de sa poche, me la présente et l’ouvre. Un rêve éveillé, je vous le dis ! Bien sûr, ma réponse est un grand OUI !

La naissance de notre fille qui devait normalement être programmée, fut finalement spontanée. C’est elle qui a décidé du jour de sa sortie ! Une belle surprise !

Ce fut une journée pleine d’émotion, d’amour, de tendresse, de larmes de joie, de bonheur et de surprises ! Ce n’est pas un mensonge lorsque l’on dit que la naissance de votre enfant est le plus beau jour de votre vie ! Je suis à présent une future mariée et une maman comblée !

Prochain article : Les suites de couches

 

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